L’insoutenable légèreté de l’être de Kundera

Citations

 

« Si la Révolution française devait éternellement se répéter, l’historiographie française serait moins fière de Robespierre. Mais comme elle parle d’une chose qui ne reviendra pas, les années sanglantes ne sont plus que des mots, des théories, des discussions, elles sont plus légères qu’un duvet, elles ne font pas peur. Il y a une infinie différence entre un Robespierre qui n’est apparu qu’une seule fois dans l’histoire et un Robespierre qui reviendrait éternellement couper la tête aux Français. »

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Robespierre

« Peut-on condamner ce qui est éphémère ? »

« Cette réconciliation avec Hitler trahit la profonde perversion morale inhérente à un monde fondé essentiellement sur l’inexistence du retour, car dans ce monde-là tout est d’avance pardonné et tout y est donc cyniquement permis. »

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Hitler

« Dans le monde de l’éternel retour, chaque geste porte le poids d’une insoutenable responsabilité. C’est ce qui faisait dire à Nietzsche que l’idée de l’éternel retour est le plus lourd fardeau. »

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Nietzsche

« Plus lourd est le fardeau, plus notre vie est proche de la terre, et plus elle est réelle et vraie. »

« L’homme ne peut jamais savoir ce qu’il faut vouloir car il n’a qu’une vie et il ne peut ni la comparer à des vies antérieures ni la rectifier dans des vies ultérieures. »

« Il n’existe aucun moyen de vérifier quelle décision est la bonne car il n’existe aucune comparaison. Tout est vécu tout de suite pour la première fois et sans préparation. »

« Je serais presque tenté de dire que, pour eux, le but de l’acte d’amour n’était pas la volupté mais le sommeil qui lui succédait. »

« Thomas se disait : coucher avec une femme et dormir avec elle, voilà deux passions non seulement différentes mais presque contradictoires. L’amour ne se manifeste pas par le désir de faire l’amour (ce désir s’applique à une innombrable multitude de femmes) mais par le désir du sommeil partagé (ce désir-là ne concerne qu’une seule femme). »

« Il planait presque. Il se trouvait dans l’espace magique de Parménide : il savourait la douce légèreté de l’être. » 

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Parménide

 

« En travaux pratiques de physique, n’importe quel collégien peut faire des expériences pour vérifier l’exactitude d’une hypothèse scientifique. Mais l’homme, parce qu’il n’a qu’une seule vie, n’a aucune possibilité de vérifier l’hypothèse par l’expérience de sorte qu’il ne saura jamais s’il a eu tort ou raison d’obéir à son sentiment. »

« Mais à ne point se soucier de son corps, on en devient plus facilement la victime. »

« Depuis que l’homme peut nommer toutes les parties du corps, le corps l’inquiète moins. Chacun sait aussi désormais que l’âme n’est que l’activité de la matière grise du cerveau. La dualité de l’âme et du corps fut dissimulé derrière des termes scientifiques et n’est, aujourd’hui, qu’un préjugé démodé qui fait franchement rire. Mais il suffit d’aimer à la folie et d’entendre gargouiller ses intestins pour que l’unité de l’âme et du corps, illusion lyrique de l’ère scientifique, se dissipe aussitôt. »

« Si la maternité est le Sacrifice même, être fille c’est la Faute que rien ne pourra jamais racheter. »

« elle aimait se promener dans la rue avec des livres sous le bras. Ils étaient pour elle ce qu’était la canne élégante pour le dandy du siècle dernier. Ils la distinguaient des autres. »

« Seul le hasard peut nous apparaître comme un message. Ce qui arrive par nécessité, ce qui est attendu et se répète quotidiennement n’est que chose muette. Seul le hasard est parlant. On tente d’y lire comme les gitanes lisent au fond d’une tasse dans les figure qu’a dessinées le marc de café. »

« Ce qui distingue l’autodidacte de celui qui a fait des études, ce n’est pas l’ampleur des connaissances, mais des degrés différents de vitalité et de confiance en soi. La ferveur avec laquelle Tereza, une fois à Prague, s’élança dans la vie, était à la fois vorace et fragile. »

« Le rêve n’est pas seulement une communication (éventuellement une communication chiffrée), c’est aussi une activité esthétique, un jeu de l’imagination, et ce jeu est lui-même une valeur. »

« Qu’est-ce que le vertige ? La peur de tomber ? Mais pourquoi avons-nous le vertige sur un belvédère pourvu d’un solide garde-fou ? Le vertige, c’est autre chose que la peur de tomber. C’est la voix du vide au-dessous de nous qui nous attire et nous envoûte, le désir de chute dont nous nous défendons ensuite avec effroi. »

« Mais c’était justement le faible qui devait savoir être fort et partir quand le fort était trop faible pour pouvoir blesser le faible. »

« Je pourrais dire qu’avoir le vertige c’est être ivre de sa propre faiblesse. On a conscience de sa faiblesse et on ne veut pas lui résister, mais s’y abandonner. On se soûle de sa propre faiblesse, on veut être plus faible encore, on veut s’écrouler en pleine rue aux yeux de tous, on veut être à terre, encore plus bas que terre. »

« Sa première pensée fut celle-ci : il était revenu à cause d’elle. À cause d’elle, il avait changé de destin. Maintenant, ce n’était plus lui qui serait responsable d’elle ; désormais, elle était responsable de lui. »

« L’amour, c’était pour lui le désir de s’abandonner au bon vouloir et à la merci de l’autre. Celui qui se livre à l’autre comme le soldat se constitue prisonnier doit d’avance rejeter toutes ses armes. Et, se voyant sans défense, il ne peut s’empêcher de se demander quand tombera le coup. Je peux donc dire que l’amour était pour Franz l’attente continuelle du coup. »

« Il aurait certainement préféré dormir seul, mais le lit commun restait le symbole du mariage et les symboles, on le sait, sont intouchables. »

« Dans une société riche, les gens n’ont pas besoin de travailler de leurs mains et se consacrent à une activité intellectuelle. Il y a de plus en plus d’universités et de plus en plus d’étudiants. »

« La culture disparaît dans une multitude de productions, dans une avalanche de phrases, dans la démence de la quantité. »

« Oui, un bal enfantin, car les morts sont innocents comme les enfants. Si cruelle que fût la vie, au cimetière régnait toujours la paix. »

« Depuis, elle sait que la beauté est un monde trahi. On ne peut la rencontrer que lorsque ses persécuteurs l’ont oubliée par erreur quelque part. »

« Elle dit : « Et pourquoi ne te sers-tu pas de ta force contre moi, de temps en temps ? – Parce qu’aimer c’est renoncer à la force », dit Franz doucement. Sabina comprit deux choses : premièrement, que cette phrase était belle et vraie. Deuxièmement, qu’avec cette phrase Franz venait de se disqualifier de sa vie érotique. »

« Pour Sabina, vivre dans la vérité, ne mentir ni à soi-même ni aux autres, ce n’est possible qu’à la condition de vivre sans public. Dès lors qu’il y a un témoin à nos actes, nous nous adaptons bon gré mal gré aux yeux qui nous observent, et plus rien de ce que nous faisons n’est vrai. »

« Pour Franz, « vivre dans la vérité », c’est abolir la barrière entre le privé et le public. »

« Mais au juste, qu’était-il arrivé à Sabina ? Rien. Elle avait quitté un homme parce qu’elle voulait le quitter. L’avait-il poursuivie après cela ? Avait-il cherché à se venger ? Non. Son drame n’était pas le drame de la pesanteur, mais de la légèreté. Ce qui s’était abattu sur elle, ce n’était pas un fardeau, mais l’insoutenable légèreté de l’être. »

 » : le but que l’on poursuit est toujours voilé. Une jeune fille qui a envie de se marier a envie d’une chose qui lui est tout à fait inconnu. Le jeune homme qui court après la gloire n’a aucune idée de ce qu’est la gloire. Ce qui donne un sens à notre conduite nous est toujours totalement inconnu. »

« Chose curieuse, on dit des grossièretés du matin au soir, mais pour peu qu’on entende à la radio un type connu et respecté ponctuer ses phrases d' »y me font chier », on est un peu déçu malgré soi. »

« La coquetterie est une promesse non garantie de coït. »

« Mais d’être si importante, si grave, sa coquetterie a perdu toute légèreté, elle est forcé, voulue, excessive. L’équilibre entre la promesse et l’absence de garantie (en quoi réside précisément l’authentique virtuosité de la coquetterie !) en est rompu. Elle est trop prompte à promettre sans montrer assez clairement que sa promesse ne l’engage à rien. Autrement dit, tout le monde la croit extraordinairement facile. »

« Car ce qui excitait l’âme, c’était justement d’être trahie par le corps qui agissait contre sa volonté, et d’assister à cette trahison. »

« Il s’observaient tous deux avec la même avidité ; il s’aperçut de sa colère et précipita ses mouvements. Tereza, sentant de loin la volupté la gagner, se mit à crier : « Non, non, non », elle résistait à la jouissance qui approchait, et comme elle lui résistait, la jouissance réprimée irradiait longuement dans tout son corps n’ayant aucune issue par où s’échapper ; la volupté se propageait comme de la morphine injectée dans une veine. Elle se débattait dans les bras de l’homme, frappait en aveugle et lui crachait au visage. »

« les régimes criminels n’ont pas été façonnés par des criminels, mais par des enthousiastes convaincus d’avoir découvert l’unique voie du paradis. Et ils défendaient vaillamment cette voie, exécutant pour cela beaucoup de monde. Plus tard, il devint clair comme le jour que le paradis n’existait pas et que les enthousiastes étaient donc des assassins. »

« Et il se disait que la question fondamentale n’était pas : savaient-ils ou ne savaient-ils pas ? Mais : est-on innocent parce qu’on ne sait pas ? un imbécile assis sur le trône est-il déchargé de toute responsabilité du seul fait que c’est un imbécile ? »

« Les hommes qui poursuivent une multitude de femmes peuvent aisément se répartir en deux catégories. Les uns cherchent chez toutes les femmes leur propre rêve, leur idée subjective de la femme. Les autres sont mus par le désir de s’emparer de l’infinie diversité du monde féminin objectif. L’obsession des premiers est une obsession romantique : ce qu’ils cherchent chez les femmes, c’est eux-mêmes, c’est leur idéal, et ils sont toujours et continuellement déçus parce que l’idéal, comme nous le savons, c’est ce qu’ils n’est jamais possible de trouver »

« La jeune femme parlait de l’orage, le visage baigné d’un sourire rêveur, et il la regardait étonné et presque avec honte : elle avait vécu quelque chose de beau et il ne l’avait pas vécu avec elle. La réaction dichotomique de leur mémoire à l’orage nocturne exprimait toute la différence qu’il peut y avoir entre l’amour et le non-amour. »

« Ce n’était pas lui qui se conduisait mal envers elle ; c’était sa mémoire qui l’avait, sans qu’il y fût pour rien, exclue de la sphère de l’amour. Il semble qu’il existe dans le cerveau une zone tout à fait spécifique qu’on pourrait appeler la mémoire poétique et qui enregistre ce qui nous a charmés, ce qui nous a émus, ce qui donne à notre vie sa beauté. »

« Autrement dit : l’amour commence à l’instant où une femme s’inscrit par une parole dans notre mémoire poétique. »

« Ce n’est qu’en 1980, par un article publié dans le Sunday Times, qu’on a appris comment est mort le fils de Staline, Iakov. Prisonnier de guerre en Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale, il était interné dans le même camp que les officiers anglais. Ils avaient des latrines communes. Le fils de Staline les laissait toujours sales. Les Anglais n’aimaient pas voir leurs latrines souillées de merde, fût-ce de la merde du fils de l’homme alors le plus puissant de l’univers. Ils le lui reprochèrent. Il en prit ombrage. Ils répétèrent leurs remontrances, l’obligeant à nettoyer les latrines. Il se fâcha, se disputa avec eux, se battit. Finalement, il demanda audience au commandant du camp. Il voulait qu’il arbitre leur différend. Mais l’Allemand était trop imbu de son importance pour discuter de merde. Le fils de Staline ne put supporter l’humiliation. Proférant vers le ciel d’atroces jurons russes, il s’élança vers les barbelés sous courant à haute tension qui entouraient le camp. Il se laissa choir sur les fils. Son corps qui ne souillerait plus jamais les latrines britanniques y resta suspendu. »

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Iakov

« Le fils de Staline a donné sa vie pour de la merde. Mais mourir pour de la merde n’est pas une mort dénuée de sens. Les Allemands qui ont sacrifié leur vie pour étendre le territoire de leur empire plus à l’est, les Russes qui sont morts pour que la puissance de leur pays porte plus loin vers l’ouest, oui, ceux-là sont morts pour une sottise et leur mort est dénuée de sens et de toute portée générale. En revanche, la mort du fils de Staline a été la seule mort métaphysique au milieu de l’universelle idiotie de la guerre. »

« Sans la moindre préparation théologique, spontanément, l’enfant que j’étais alors comprenait donc déjà qu’il y a incompatibilité entre la merde et Dieu et, par conséquent, la fragilité de la thèse fondamentale de l’anthropologie chrétienne selon laquelle l’homme a été créé à l’image de Dieu. De deux choses l’une : ou bien l’homme a été créé à l’image de Dieu et alors Dieu a des intestins, ou bien Dieu n’a pas d’intestins et l’homme ne lui ressemble pas. »

« Au IVème siècle, saint Jerôme rejetait catégoriquement l’idée qu’Adam et Eve aient pu faire l’amour au Paradis. Jean Scot Erigène, illustre théologien du IXème siècle, admettait au contraire cette idée. Mais, selon lui, Adam pouvait dresser son membre à peu près comme on lève le bras ou la jambe, donc quand il voulait et comme il voulait. Ne cherchons pas derrière cette idée le rêve éternel de l’homme obsédé par la menace de l’impuissance. L’idée de Scot Erigène a une autre signification. Si le membre viril peut se dresser sur une simple injonction du cerveau, il s’ensuit qu’on peut se passer de l’excitation. Le membre ne se dresse pas parce qu’on est excité, mais parce qu’on le lui ordonne. Ce que le grand théologien jugeait incompatible avec le Paradis, ce n’était pas le coït et la volupté qui lui est associée. Ce qui était incompatible avec le Paradis, c’était l’excitation. Retenons bien cela : au Paradis la volupté existait, mais pas l’excitation. »

« On peut trouver dans le raisonnement de Scot Erigène  la clé d’une justification théologique(…) de la merde. Tant qu’il était permis à l’homme d’être au Paradis, ou bien (…) il ne déféquait pas, ou bien, ce qui paraît plus vraisemblable, la merde n’était pas perçue comme quelque chose de répugnant. En chassant l’homme du Paradis, Dieu lui a révélé sa nature immonde et le dégoût. L’homme a commencé à cacher ce qui lui faisait honte, et dès qu’il écartait le voile il était ébloui d’une grande lumière. Donc, aussitôt après avoir découvert l’immonde il découvrit aussi l’excitation. Sans la merde (au sens littéral et figuré du mot) l’amour sexuel ne serait pas tel que nous le connaissons : accompagné d’un martèlement du coeur et d’un aveuglement des sens. Dans la troisième partie de ce roman, j’ai évoqué Sabina à demi nue, debout avec le chapeau melon sur la tête à côté de Tomas tout habillé. Mais il y a une chose que j’ai cachée. Tandis qu’ils s’observaient dans la glace et qu’elle se sentait excitée par le ridicule de la situation, elle s’imaginait que Tomas allait la faire asseoir, telle qu’elle était (…) sur la cuvette des waters et qu’elle allait vider ses intestins devant lui. Son coeur se mit à tambouriner, ses idées se brouillèrent et elle renversa Tomas sur le tapis ; l’instant d’après elle hurlait de plaisir. »

« De deux choses l’une : ou bien la merde est acceptable (alors ne vous enfermez pas à clé dans les waters !), ou bien la manière dont on nous a créés est inadmissible. »

« Il s’ensuit que l’accord catégorique avec l’être a pour idéal esthétique un monde où la merde est niée et où chacun se comporte comme si elle n’existait pas. Cet idéal esthétique s’appelle le kitsch. »

« le kitsch, par essence, est la négation absolue de la merde ; au sens littéral comme au sens figuré : le kitsch exclut de son champ de vision tout ce que l’existence humaine a d’essentiellement inacceptable. »

« Le sénateur stoppa ; les enfant descendirent et s’élancèrent sur une grande pelouse (…) « Regardez-les ! dit-il, sa main décrivant un cercle qui englobait le stade, la pelouse et les enfants : C’est ça que j’appelle le bonheur. »

« Lorsque le coeur a parlé, il n’est pas convenable que la raison élève des objections. Au royaume du kitsch s’exerce la dictature du coeur. » 

« Aussi le kitsch n’a-t-il que faire de l’insolite ; il fait appel à des images clés profondément ancrées dans la mémoire des hommes. »

« Le kitsch fait naître coup sur coup deux larmes d’émotion. La première larme dit : Comme c’est beau, des gosses courant sur une pelouse ! » Le deuxième larme dit : Comme c’est beau, d’être ému avec toute l’humanité à la vue de gosses courant sur une pelouse ! Seule cette deuxième larme fait que le kitsch est le kitsch. »

« Nul ne le sait mieux que les hommes politiques. Dès qu’il y a un appareil photo à proximité, ils courent après le premier enfant qu’ils aperçoivent pour le soulever dans leurs bras et l’embrasser sur la joue. »

« Mais là où un seul mouvement politique détient tout le pouvoir, on se trouve d’emblée au royaume du kitsch totalitaire. Si je dis totalitaire, c’est parce que tout ce qui porte atteinte au kitsch est banni de la vie : toute manifestation d’individualisme (car toute discordance est un crachat jeté au visage de la souriante fraternité), tout scepticisme (car qui commence à douter du moindre détail finit par mettre en doute la vie en tant que telle), l’ironie (parce que au royaume du kitsch tout doit être pris au sérieux), mais aussi la mère qui a abandonné sa famille ou l’homme qui préfère les hommes aux femmes et menace ainsi le sacro-saint slogan « croissez et multipliez-vous ». De ce point de vue, ce qu’on appelle le goulag peut être considéré comme une fosse septique où le kitsch totalitaire jette ses ordures. »

« La merde (c’est-à-dire ce qui est essentiellement inacceptable) ne pouvait donc exister que « de l’autre côté » (par exemple en Amérique) et c’était seulement à partir de là, de l’extérieur, et seulement comme un corps étranger (par exemple sous l’apparence d’espions) qu’elle pouvait pénétrer dans le monde « des bons et des meilleurs ». »

« Car nul d’entre nous n’est un surhomme et ne peut échapper entièrement au kitsch. Quel que soit le mépris qu’il nous inspire, le kitsch fait partie de la condition humaine. »

« La source du kitsch,  c’est l’accord catégorique avec l’être. Mais quel est le fondement de l’être ? Dieu ? L’humanité ? La lutte ? L’amour ? L’homme ? La femme ? Il y a là-dessus toutes sortes d’opinions, si bien qu’il y a toutes sortes de kitsch : le kitsch

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Une réflexion sur “L’insoutenable légèreté de l’être de Kundera

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