L’ABANDON DES PRÉTENTIONS DE BLANDINE RINKEL – 2017

Musique
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Blandine Rinkel

 chanson française, rock, rap, pop, rhythm & blues…

Blandine Rinkel, membre du collectif Catastrophe, sort son premier livre « L’Abandon des prétentions » au sujet de sa mère. Très riche en références musicales, j’ai choisi de l’inclure dans mon blog.

Pour voir les citations du livre c’est ici.

RÉSUMÉ : « Qu’est-ce qu’une vie réussie ? » Au bic, Jeanine recopie la question sur un post-il, puis, comme chaque jour, part marcher. Croisant, au cours de ses dérives, divers visages : un architecte syrien fuyant son pays, un danseur étoile moscovite, une mythomane espagnole… Ne sous-estime-t-on pas, d’ordinaire, l’amplitude des voyages intérieurs suscités par ces rencontres fortuites ? Sans doute fallait-il, pour en prendre la mesure, le regard d’un proche. C’est sa fille qui dresse le portrait de cette femme de soixante-cinq ans, en autant de fragments, composant un kaléidoscope où se confondent le monde et une mère. »

« En réalité, une bonne partie des mondes transite par la cuisine rose de Jeanine, mondes qu’elle écoute discourir dans toutes les langues, à qui elle propose des crêpes et des jeux de mots de mauvaise qualité – connaissez-vous l’abbé Tise ? – pour les laisser ensuite repartir à pied quand elle ne les reconduit pas jusqu’au tram, dans sa voiture où les Beach Boys, à la radio, relativisent la misère des humains à coups d’accords majeurs. »

THE BEACH BOYS

Good Vibrations

« Elle [sa mère] s’attendrit aussi, pour un courriel de trois lignes reçu de son ancien époux, une chanson de Céline Dion qu’un vieil ami a la gentilesse, pour son anniversaire, de lui communiquer »

CÉLINE DION

Pour que tu m’aimes encore

« À cette fin, certains jouissent des expériences artistiques, et Baudelaire au travers des mots nous fait visiter « la maladie fiévreuse des froides misères » tandis qu’Hong Sang-Soo [réalisateur] nous enjoint d’arpenter la Corée, et que l’écoute de Björk constitue un billet d’avion pour une Islande sans âge. »

BJÖRK

All is Full of Love

« Jeanine n’irait-elle pas, ironisait notamment mon père, jusqu’à « rosir » des milliers d’euros pour récompenser un sans-abri apte à imiter Chirac ou à chanter comme Claude François ?« 

CLAUDE FRANÇOIS

Je vais à Rio

« À 17 ans j’avais surpris un jour, au rayon sucreries, un vague sosie d’Eminem dérober deux tablettes de chocolat ; (…) Pourquoi avoir volé deux exemplaires du produit ? (…) une réponse concise : une pour toi, une pour moi »

EMINEM

Without Me

« je me souviens (…) de lendemains encouettés sur la banquette arrière d’une Diesel au toit grand ouvert, la voix d’un Michel Berger ou, selon le grand écart en vigueur, d’une Nina Simone dans mes oreilles encore fatiguées des épreuves de la veille, de tous ces plaisirs violents, je me souviens. »

MICHEL BERGER

Le Paradis Blanc

NINA SIMONE

Feeling Good

« Je me souviens de ces périodes-ci, de « ces soirées-là » comme le chantait Yannick, jeune idole dont je portais alors, non sans humour, le charisme aux nues, je me souviens de ces nuits coruscantes, donc, comme on se souvient d’un bonheur. »

YANNICK

Ces Soirées-là

« Quelles blessures contemporaines le Goodbye Yellow Brick Road d’Elton John berce-t-il encore ? Quelque part dans le monde, aujourd’hui, des cadavres sont certainement retournés à la terre au son de Candle in the wind, des gorgées de vodka inondées de plaisir sur Benny and the jets et des batailles de principes achevées dans le sang sur Saturday’s Night’s Alright – c’est qu’il y a cette mode du vintage, ce culte du passé qui nous enjoint, en 2015, de vivre nos premiers baisers et de soigner nos ruptures précoces sur la musique des Beatles, des Beach Boys et autres Elton John, la même pop qui accompagna et, peut-être, rendit plus viable la traversée des gouffres de nos parents. »

ELTON JOHN

Goodbye Yellow Brick Road

Candle in the wind 

Benny and the jets

THE BEATLES 

A Day in the Life

« En 1973, alors que Jeanine avait tout juste 23 ans et que, pour la première et dernière fois de sa vie, elle venait d’enchaîner trois pression d’Ober-Pils, c’était donc, déjà, le nouvel opus d’Elton John qui passait. Aldo, un Slovène ami d’ami sans toutefois jamais être devenu celui de ma mère, avait choisi le disque de la yellow brick road en raison de son indéfectible amour pour Le Magicien d’Oz. »

« Jeanine répondait par de vagues acquiescements tout en battant le rythme de Benny and the jets et en observant Patricia qui retournait à la cuisine « en jacassant ».

« Jeune, elle avait aimé une autre étoile (…) À 20 ans, elle s’était éprise d’un Barnabé (…) un amateur de Simon and Garfunkel« 

SIMON AND GARFUNKEL

Mrs. Robinson 

« Une fois dans sa Rover, elle alla jusqu’à chercher une station de radio consacrée à la musique, chose que son obsession pour l’actualité la poussait rarement à faire d’ordinaire, et durant tout le trajet, elle interpréta à tue-tête le tube de Fugain, « Chante la vie, chante… »« 

MICHEL FUGAIN

Chante la vie, chante

« et ceux-là ne sont pas les seuls à tuer médiatiquement leurs parents : Jim Morrison voulait que son paternel, l’élégant George Stephen Morrison, soit mort à la guerre – ses parents feront d’ailleurs inscrire sur sa tombe cette épitaphe fascinante : « Il fut fidèle à ses démons « -, »

THE DOORS 

Peace Frog

« Elle n’aura pas connu la gloire, pas connu la grande Histoire, rien sur de l’affirmation d’un Mitterand, d’un Aznavour« 

AZNAVOUR 

Hier encore

CITATIONS 

Chloé Janiaud

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