Vacances dans le coma de Frédéric Beigbeder

Citations

« 19 h 00
« Il se recoiffe, met ou enlève sa veste ou son écharpe ainsi qu’on lance une fleur dans une tombe encore entrouverte. »
Jean-Jacques Schuhl,
Rose Poussière. »

schuhl

Jean-Jacques Schuhl, écrivain français, prix Goncourt pour Ingrid Caven

« Dans une société hédoniste aussi superficielle que la nôtre, les citoyens du monde entier ne s’intéressent qu’à une chose : la fête. (Le sexe et le fric étant, implicitement, inclus là-dedans : le fric permet la fête qui permet le sexe.) »

« Au fond, il sait bien qu’il cherche la même chose que tous ses amis : retomber amoureux. »

« Marc voit moins de monde, ces derniers temps. Il trie. On appelle ça : vieillir. Il déteste, même s’il paraît que c’est un phénomène courant. »

« La Fête, c’est ce qui s’attend. » (Roland Barthes, Fragments d’un discours amoureux.) »

pho6ab6264c-ac7f-11e4-b6aa-f0afc251b6e8-805x453

Roland Barthes (1915-1980), philosophe, critique littéraire et sémiologue français

« Marc se vante toujours d’être le plus mauvais coup de Paris : ça donne envie aux femmes de vérifier »

« aux toilettes des filles, en train de se remaquiller ou de sniffer de la coke (ce qui revient sensiblement au même, la cocaïne n’étant jamais que du maquillage pour le cerveau). »

« car un petit morceau de laitue est resté coincé entre les incisives de la demoiselle, ridiculisant son sourire à jamais. »

« Il est minuit, les filles sont mi-nues, Marc est minable. »

« La photographe à la crème Chantilly se fait à présent posséder collectivement. Un type devant, un autre dessous, Ari derrière. Cette technique porte un nom : le taylorisme. »

 » – Dis-moi, Paolo, tu es sûr que tu as complètement  arrêté la coc ? (…)
Évidemment que j’ai arrêté cette saloperie…. (Un temps d’arrêt.) Pourquoi, t’en AS ? »

« Une soirée, c’est cela : une suite de micro-événements qui promènent les invités comme des mouches zappeuses. »

« Espèce de vieille moule desséchée, à ton âge tu ne saignes plus que du nez ! »

« Il y a des filles, des garçons et les autres, ceux qui n’arrivent pas encore à se décider. »

« Quand se branler devient un idéal, c’est que le monde court à sa perte. Car la masturbation, c’est le contraire de la vie. C’est une petite jouissance fugace, une éjaculation triste, un abandon débandant. »

« La jalousie gouverne le monde. Sans elle, il n’y aurait ni amour, ni argent, ni société. »

« Tu as l’alcool joli, dit Marc. »

« Comme Marc, Jean-Georges ne dit la vérité qu’ivre mort… Le poids de timidité et de frayeur sociale disparaît dès qu’ils ont bu… Tout soudain leur paraît si facile à dire, surtout les choses graves, personnelles, douloureuses, les trucs dont ils ne parlent jamais à des proches, elles sortent comme ça, d’un seul coup, et c’est un épouvantable soulagement. Le lendemain, ils rougissent rien que d’y repenser. Ils regrettent leurs épanchements, se mordent les doigts de honte. Mais il est trop tard : des inconnus savent tout d’eux, et la prochaine fois qu’ils les croiseront, ils n’auront plus qu’à espérer que ces inconnus feront, comme eux, semblant d’avoir tout oublié… »

« Avez-vous remarqué comme les gens qui ont peur du ridicule le sont plus que les autres ? »

« Pourquoi vivre, si vous pouvez vous faire enterrer pour seulement dix dollars ? »
Slogan publicitaire américain »

« À cinq heures du matin dans une boîte de nuit ne demeurent que les losers apoplectiques et les léthargiques rigolards qui savent de toute manière qu’ils ne peuvent plus lever grand-chose. On les voit traîner les pieds, un verre à la main, ils courbent l’échine. Les clubmen tournent en rond comme des vautours en quête de jolies filles devenues laides. »

« Le premier qui jouit amène le petit déjeuner au lit demain. »

« J’ai la tête qui tourne et ce noeud dans le ventre, putain de descente (…) Attention, tu dois penser à autre chose, respirer à fond, doucement, du calme, cette angoisse artificielle, c’est terrible, c’est simplement la drogue qui te fait croire que… »

« C’est ta réponse à tout : boire ?
– Non, c’est ma réponse à rien. »
Charles Bukowski, Je t’aime Albert. »

« les derniers rescapés entament une pénultième ronde, entonnent le refrain final, refusent l’aurore punitive, bref, retiennent la nuit pour-nous-deux-jusqu’à-la-fin-du-mon-de. »

« Dans la soirée virtuelle, Anne ne serait pas en train de trembler de froid et Marc n’aurait pas envie de pleurer comme une madeleine, pléonastiquement, sur la place du même nom. (« Un jour, se dit-il, il faudra rebaptiser cet endroit « place Marcel Proust« .)

« La joie est une chose assez simple. Un petit jour se penche, serrer une main dans la sienne. Marcher. Respirer. Dire merci mais à qui ? Par moments, le bonheur semble inévitable. Marc se met à entendre dans sa tête des phrases comme : « C’est l’amour qui sauvera le monde. »

« Je crois que j’ai bien fait de t’épouser, dit Anne, belle comme un bonbon. »

« À New-York les taxis sont jaunes, à Londres ils sont noirs et à Paris ils sont cons. »

« Demain est un bisou dans le cou. »

« Le jour se lève, moi non plus. »

 

 

d

Publicités

Une réflexion sur “Vacances dans le coma de Frédéric Beigbeder

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s