L’amour est déclaré de Nicolas Rey

Citations

« Elle a dit ça d’une voix grave, une voix de fêtarde »

« Par pitié, promets-moi que nous n’irons jamais à deux au cinéma. »

« Plus j’évoquais mon nouveau livre et ma cure de désintoxication, plus je sentais qu’Evelyne s’éloignait doucement, rêvant de créer un anticyclone entre elle et moi. Elle m’a fait penser à ceux qui au milieu des années 80 étaient convaincus que le sida pouvait s’attraper en serrant la main d’un séropositif. »

« J’aime son rire en cascade, sa façon de casser des verres en un temps record et de dire au maître des lieux : « Mais d’où viens-tu, étranger ? » avec une sincérité désarmante. Je m’incline face au bronx absolu qu’elle réussit à mettre dans cette fête qui savait se tenir. »

« puisque la nuit, en rêvant d’Émilie Besse qui présente le JT sur Canal +, c’est la vie même que tu as déchargée dans ton pyjama. »

« Parfois, on peut jouir en même temps qu’on éjacule. Et là, ça ressemble à un point d’équilibre, à une drogue en vente libre. »

« Je m’avance dans sa chambre avec la démarche de Marlon Brando dans Un tramway nommé désir. »

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Marlon Brando dans Un Tramway nommé désir

« Tu ne dois pas avoir honte de ton échine voûtée ni de tes chaussettes de ski en plein mois d’avril. (…) Pourquoi ce ventre, Nicolas ? Pourquoi la bière de 11 heures du matin pendant dix ans ? »

« Je ne supporte plus les filles défoncées qui te répètent quinze fois la même chose en te faisant croire que c’est l’instant du siècle. »

« J’ai payé très cher ma note de poudre. Deux hanches en céramique et ma femme qui me quitte. Et puis, je ne veux plus mourir. Surtout avant d’avoir connu mon fils, adolescent, me dire les yeux dans les yeux :
« Je te jure Papa, je vais réviser mon bac chez un copain. »
Allez, petit personnage, va sniffer la terre entière si ça t’arrange. Moi, je me désiste. Je refuse de crever. »

 » – Justement, c’est cela qui est beau. Une fille qui se maquille ne serait-elle pas un peu truquée ? Depuis le départ, la vie est un grand trucage. Et si le trucage est bien fait, après tout, pourquoi pas. »

« À l’intérieur, avant de la voir, j’ai le trac des amoureux. La gorge sèche et les oreilles brûlantes. Je passe de soixante à cent vingt pulsations minute.
J’arrive en avance même lorsqu’on se retrouve chez moi. Je redoute que mon portable sonne et qu’il m’annonce « un empêchement de dernière minute ». L’éternel empêchement de dernière minute, celui qui te vrille le cerveau et t’aspire le ventre dans une immense seringue. La définition de mon état se résume en un seul mot : l’intranquilité. Et cette intranquilité vaut tous les équilibres du monde. »

« Une dernière chose, sur la claque, petit môme. Ne jamais en donner, toujours en recevoir. C’est une question de style, presque de savoir-vivre. »

« Ma très chères lycéenne, j’espère que tu as bien profité de te seize premières années, parce qu’en politique comme en amour, les vacances, ça n’existe pas. »

« Haine du passé de l’autre. Elle aurait pu rester vierge jusqu’en 2012. »

« Je veux un immense producteur pour ton nouveau film. Je veux que Michel Platini rejoue en équipe de France. Je veux que Kleber se marie avec Leonid Brejnev. Je veux respirer. Je veux rouler une pelle à ton cul. »

« J’appelle l’ascenseur. L’ascenseur descend. J’allume une cigarette. L’ascenseur s’ouvre. Je pénètre dans l’ascenseur. J’appuie sur le 4ème ou le 5ème, je ne sais plus, ce n’est pas fondamental pour cette histoire. J’arrive à destination. Je sors de l’ascenseur, lequel, assez étroit, est à présent légèrement imprégné d’une odeur de nicotine. Une femme me fait face. Elle me regarde. J’ai l’impression d’avoir commis un génocide. »

 » – Monsieur Alexandre ?
– Oui ?
– Pourquoi depuis dix ans, à la fin de chaque séance, vous finissez toujours ces mêmes mots : « Amusez-vous bien » ?
– …
– Docteur, pourquoi « Amusez-vous bien » ?
– Parce que vous ne savez faire que ça, vous amuser. »

« Chacun rate sa vie. La réussir est une faute de goût. »

« Elle me dit : « Mon amour, est-ce que ça te dérange si je tape devant toi ? » Je fais non de la tête. Elle sort son gramme de cocaïne et elle fait son trait. Elle semble tellement bien juste après. Fais-moi le même, j’articule. Je pensais qu’elle allait refuser. Je pensais que j’allais devoir négocier pendant des heures. »
J’avais oublié que c’était Maud. »

« j’avais planqué trois grammes de cocaïne. Juste pour me rassurer. »

« Ah, là, c’est certain, c’est sûr, c’est la bonne personne cette fois-ci, te voilà sauvé à nouveau, toi et on petit monde de névrose à la récurrence obstinée. »

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