Skagboys d’Irvine Welsh

Citations

« Glasgow. C’est comme ça qu’on a appris à l’épeler correctement à l’école primaire : « Granny Likes A Small Glass Of Whisky »

« Scargill s’avance devant la rangée de flics, criant dans son mégaphone, mais impossible de capter c’qu’il raconte, on dirait une annonce en quai de gare. »

 » – Bon, à nous, Marky. Il mregarde, puis baisse les yeux sur mon offrande fumante qui repose sur Gordon Strachan, le milieu de terrain d’Aberdeen. – Excellent résultat, à 36,2 centimètres, vainqueur incontesté. Pas une faille, joliment compact et formant une droite parfaite. [Mark et ses collègues défèquent tous sur des papiers journaux pour les jeter sur le toit du patron]
– C’est encore ton ptit copain qui t’a aidé à tout bien tasser, Rents ? rigole Sean, ses petits yeux méchants pleins de jalousie.
Jlui envoie un clin d’oeil. – Jfais toujours le facteur, jamais la boîte aux lettres, Sean, tu devrais lsavoir mieux qu’personne. »

« Il sourit, de ses dents pourries, et aspire un peu dmon sang dans la seringue. Les mots « fais pas ça » sforment sur mes lèvres mais il appuie et vide le contenu du réservoir en moi. Jregarde la seringue vide. J’arrive pas à croire qu’il a injecté cette saloperie en moi.
La peur remonte le long dma colonne vertébrale comme du mercure chauffé jusqu’en haut du thermomètre. Et disparaît d’un coup. Jsouris à Johnny. En même temps que se forme la pensée : c’est tout ?, jressens une montée soudaine, un rayonnement, et mes entrailles, mon corps et mon cerveau, deviennent comme un bonbon au fruit, en train dfondre dans une bouche gigantesque. Soudain tout c’qui brûlait dans ma tête, toutes les peurs, tous les doutes se dissolvent, simplement je les sens disparaître au loin…
Ouais, ouais, Ouais, OUAIS, OUAIS, OUAIS »

« Un jeune flic, un débile des campagnes à en juger par sa tête et sa façon dparler, me regarde d’un air bovin et mdemande si j’ai fumé du « chichon ». »

« Une citation dce bon vieux Schopenhauer mrevient en tête, en l’espèce : presque tous nos malheurs nous viennent de nos relations avec autrui. »

« J’essaye toujours d’éviter les conflits des autres : jpréfère ceux dont jsuis à l’origine. »

« libre de la moindre pensée, libre du fardeau oppressant de la suite infinie des choix du quotidien. »

« Puis les quatre « D » : désenchantement, divorce, décrépitude et décès. »

« La pute éclate à nouveau de rire, un rire bruyant et fier. J’adore ce genre de rire énorme, comme un gros « allez tous vous faire foutre ». Surtout chez les nanas. Fiona et moi, on smarrait beaucoup ensemble. Maintenant, elle se marre toujours. Elle rit pour deux. »

« Et me vlà assis dans le bar de cet hôtel et j’ai bien conscience que c’est dla connerie. Faire un lien entre le ptit Davie et tout ça : l’envie de came, l’imminent statut de célibataire une fois que Fiona aura passé le seuil de cette porte. Parce que ni Sick Boy, ni Matty, ni Spud ont eu un petit David. [son petit frère décédé] Pas eu besoin dça pour tomber dans la came. Mon grand frère Billy, lui, a eu un ptit Davie, mais il a même pas fumé un joint de sa vie. Tous ces cons qui essayent de psychanalyser ceux qui sfoutent dedans passent à côté d’un élément crucial »

« Les jeunes hommes rayonnaient d’assurance, mais le chômage avait réduit leur horizon à leur petite ville, tout en attisant leur colère et leur agitation. C’était bien vrai, « l’oisiveté est la mère de tous les vices », comme sa grand-mère Free de Lewis aimait à dire. »

« Un homme en déambulateur, très frêle, vraiment vieux, passant devant elle à une allure qui faisait peine à voir, lui demanda d’un air sinistre : – Faut lécher la chatte à qui pour sfaire sucer, dans lcoin ?
Il était temps de partir. »

« Il ravale la boule dans sa gorge qui n’y est pas : quand on est mort, c’est pour longtemps, comme le dit le vieux dicton. »

« Du palier du dessus, un mec en combinaison de travail me crie qu’j’ai rien à faire là. Toute l’histoire de ma vie. Toujours là où jdevrais pas être.’

« Pulsion sexuelle de jeune adulte versus dépendance chronique à l’héroïne, c’est sans doute la bataille ultime entre une énergie cinétique irrésistible et une force d’inertie absolue. »

« Nicksy constate que son ami écossais et la Fille aux Cheveux Fous ont adopté l’attitude arrogante du « regardez-nous-on-vient-d’inventer-le-sexe » propre aux gens qui se remettent à baiser après un long hiatus. »

« C’est une façon dvivre, une philosophie politique. Rabbie Burns l’a bien dit : « Whisky et liberté sont des alliés du même camp. »

« Ce con portait des mocassins, sans se douter qu’à cause de ce détail, environ 80% des personnes présentes l’ont automatiquement considéré comme un branleur irrécupérable. »

« Tout ce que dit un crayon peut être effacé, contrairement à nos sales bouches qui déblatèrent sans cesse, qui font partir nos vies en volutes de fumée toxique, noires comme le charbon, indissolubles. »

« Méditation : Dans ma chambre, branlette brouillonne, mal structurée, frustrante. »

« Tu ne sais pas pourquoi tu es devenu un junky et c’est ça qui t’emmerde plus que tout. C’est la pire des offenses envers ta vanité intellectuelle et l’image que tu te fais de toi. »

« Il est toujours surprenant de constater avec quelle rapidité les sacs à foutre les plus minables (la presse) peuvent écrire de la merde, les débiles mentaux les plus enragés (le public) peuvent prendre les armes, et la fange des opportunistes (les politiciens) peut emboîter le pas à tout ce petit monde. »

« On ne peut comprendre la vie qu’à rebours, mais on ne peut la vivre qu’en allant de l’avant. »

« Jme suis rapproché, me condamnant à la souffrance comme un papillon dnuit dansant près dla flamme. »

« L’anxiété est le vertige de la Liberté. »

« Je lui mordais l’oreille, le cou, recrachait des bouchées de cheveux, et elle criait, « Finis ça ! Finis ça ! » comme un entraîneur de boxe, et j’avais beau avoir du mal à bouger comme il fallait, à cause de son étroitesse, j’avais le cerveau retourné tellement c’était bon, et j’ai balancé la purée dans son cul.
Ma bite en miettes est ressortie et on est restés étalés côté à côté, comme des victimes d’un accident ferroviaire, tombé dessus. »

« J’espère qu’le sentiment de culpabilité catholique a pas pris des proportions qui m’obligeront à devoir suer sang et eau pour tirer un coup. L’opercule est percé, c’est fait, c’est fait. Alors autant sla donner autant qu’possible, pour srepentir ensuite en bloc : aux dernières nouvelles, le supermarché du péché a toujours pas de caisse express moins de dix articles ! »

« En Italie, c’est comme ça qu’on fait pour éviter d’avoir des bambinos et de s’attirer les foudres du Saint Papa à Rome. T’es catholique, tu sais sûrement comment t’y prendre ! Tu lui plantes ton sable dans l’étoile de mer, et je peux t’assurer qu’elle smettra à beugler comme les putains dmatelos »

« Je suis un putain de trainspotter, pense Renton »

 

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